Les auteurs
William Beckford
1759-1844

Riche héritier d'une vieille famille anglaise, fils d'un fastueux lord-maire de Londres, membre du Parlement et pair d'Angleterre, William Beckford est un précurseur du romantisme.
Brillant esprit de son époque, William Beckford commence à écrire très jeune. Sensible à la mode des imitations de contes orientaux, il écrit à dix-sept ans Suite de Contes arabes, dont est extrait Histoire d'Aladdin, roi de l'Yemen, réédité en 1998 aux Éditions du Jasmin. À vingt et un ans, il écrit Vathek, un «conte arabe», qui est son œuvre maîtresse, et qui le classe souvent dans la lignée des «mystiques de l'enfer». Suite de contes arabes et Vathek ont été composés directement en français, qui est une langue dominante de la culture à cette époque.
Beckford est un révolté fantasque aux mœurs légères. Accusé de sorcellerie, crime abominable en Angleterre à cette époque, il échappera de peu à la peine de mort, mais sera banni de sa patrie. À partir de 1784 et pour une dizaine d'années, il va errer à travers une Europe secouée par les soubresauts de la Révolution française.
Outre Vathek, que Mallarmé admirait beaucoup, et qu'il réédita lui-même en 1876 avec une préface devenue presque plus célèbre que le conte, Beckford a écrit de nombreuses lettres, des récits de voyages, rassemblés dans Rêves, fantasmes et incidents (Dreams, Waking Thoughts and Incidents) en 1783, et dans L'Italie, avec des croquis sur l'Espagne et le Portugal (Italy, with Sketches of Spain and Portugal) en 1834.
Sa femme était morte dans une tour, au bord d'un lac. C'est dans la construction d'une tour gigantesque, deux fois effondrée et trois fois reconstruite, qu'il engloutit son immense fortune. Il doit alors vendre son château de Fonthill qui n'était pas encore achevé.
Il meurt à Bath à quatre-vingt-cinq ans.
Aux Éditions du Jasmin

Histoire d'Aladdin, roi de l'Yemen, coll. Contes d'Orient et d'occident.